II. Les genoux

II. Les genoux

« Quid sum tibi responsurus,
actu vilis corde durus ? »

« Que pourrais-je te répondre,
moi le malfaisant, le sans-cœur ? »

[…]

« Quid rependam »

« Que pourrais-je donner en retour »

[…]

« Ut te quaeram mente pura,
[…] non est labor et gravabor,
sed sanabor et mundabor,
cum te complexus fuero. »

« Pour te chercher d’un cœur pur
[…] je ne trébucherai ni n’hésiterai,
mais je serai guéri et purifié
quand nous serons embrassés. »

II.1
Il partira bientôt. Il court et il pourrait voler. Il pense et il passe par-dessus tout. Il aimerait l’oublier, le revoir, ne pas attendre et ne rien fomenter pour provoquer une nouvelle rencontre. Il court et il pourrait dire tout ce qu’il sait. Il expliquerait les raisons qui le font aller, celles qui le poussent à brûler au soleil insulaire. Il aimerait réconcilier les parties de lui-même, être plus simplement. Il court et il pourrait tout quitter. Il ira là où il ne connaît rien, où il sera inconnu et libre d’exprimer ce qu’il sous-entend. Les jambes et les bras en mouvement déchireraient l’air et fortifierait les vents.

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